Christophe-Philippe Oberkampf

Les longues minutes (heures) passées dans le métro parisien éveillent régulièrement ma curiosité. L’objet du délit ? Les noms des arrêts de métro. Nous ignorons souvent à quoi ou à qui ils se référent.

Si mon choix aujourd’hui s’est arrêté sur Monsieur Oberkampf ce n’est donc, non pas pour vous parler de ce célèbre arrêt de la ligne 9 mais car cette personne a créé quelque chose qui encore aujourd’hui reste incontournable dans le monde du textile et des arts décoratifs.

Christophe-Philippe Oberkampf est né le 11 juin 1738 en Allemagne et est décédé le 4 octobre 1815 à Jouy-en-Josas .

S’il est toujours célèbre de nos jours, c’est parce qu’il a fondé à Jouy-en-Josas la Manufacture Royale de toiles imprimées dans laquelle la toile fabriquée n’est autre que la fameuse toile de Jouy.

En détails.

Oberkampf est issu d’une famille de teinturiers. En 1756, alors âgé de 18 ans il quitte sa famille afin de devenir graveur dans une manufacture d’impression.

En 1759, il se lance dans la création d’une manufacture d’indiennes, ce qui jusque ici était interdit.

NOTE : Les indiennes sont des tissus imprimés ou peints et produits en Europe entre le XVIIe et le XIXe siècle.
L’autorisation de leur fabrication avait été suspendue par Louvois, un ministre de Louis XIV,  car il voulait favoriser le commerce de la soie faite par les canuts de Lyon et non celui des tissus venant d’Orient.

Oberkampf imprime ses premières toiles le 1er mai 1760 et connait un succès immédiat. Dix ans plus tard, la manufacture compte 900 ouvriers. En 1805, elle en comptera jusqu’à 1600.

En 1783 a lieu « la consécration » de sa manufacture : elle obtient de Louis XIV le titre de Manufacture Royale et son fondateur est anobli en 1787.

Durant la Révolution Française, son entreprise ne faiblit pas, devenant ainsi la deuxième entreprise du pays derrière la manufacture des glaces de Saint-Gobain.

En 1806, Christophe-Philippe Oberkampf reçoit non seulement la médaille d’or à l’exposition des produits de l’industrie au Louvres mais également la légion d’honneur des mains de Napoléon.

Cependant, à partir de 1815 les affaires ne vont plus de si bon train. La manufacture ne pouvant plus faire face à la concurrence, ferme ses portes en 1843.

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